Il n'y a aucun ordre a donner à voix haute ! Tout se fait naturellement dans le calme et la sérénité.

Dans la culture Malgache les enfants sont "Rois !" et ils ont été servis en premier.

Ils ont mangé devant et dans la maison des ancêtres de notre Chargé du Pôle Humanitaire.

Une vision heureuse depuis le ciel pour Cécile qui les aimait tant !


Le sirop de grenadine avait été prévu, à volonté.

La pluie avait été de la partie, comme une bénédiction du ciel.

Tout le monde reprend la pirogue pour traverser la rivière, puis retour à pieds par la piste juqu'à la route nationale pour prendre le taxi-brousse afin de rentrer sur Antalaha et Sambava pour la grande majorité. Certains demeurent encore sur place pour pouvoir assister le 14 mais 2018 à la messe qui sera célébrée par le prêtre pour Mme Cécile QUANTIN, ce dernier se déplacera spécialement de Sambava.

La messe avait été célébrée le lendemain de la réunion villageoise par le père COMODE, cousin de la chère disparue. Il avait effectué tout le trajet à pieds, de sa propre initiative, en mémoire de sa tante Cécile QUANTIN.



Oublierai-je ton amour,
ton sourire, ton visage
quand pour moi, sans plus d’âge,
hors du temps, pour toujours,
je te sais plus fidèle
qu’un soleil dans la ciel.
Tout au creux de la vie,
tu seras l’éternelle
qui me tient, toujours belle,
telle une âme infinie,
sur ton cœur de diamant
où je reste un enfant.
Celle qui nous fit de chair
On ne remplace pas,
Quand on a tant aimé,
Celle qui nous fit de chair,
Elle marche dans nos pas,
Dans nos façons d’aimer
Et nos manières de faire.
On ne remplace pas,
On la pleure quand elle va
Là où nos yeux s’arrêtent
Et la raison s’empêtre,
Là où reste l’absence
Comme une dernière présence.
On ne remplace pas
Le cœur qui nous aima.
Parfois, on le prolonge
Comme au milieu d’un songe,
Assumant l’héritage
Du passage des âges.
On ne remplace pas,
Du moins tant qu’on vivra,
Les larmes par l’oubli,
Les pleurs par le mépris,
On vit d’un même sang
Dans les courants du temps.
Elle n’a pas fait de bruit
quand elle s’est retirée,
elle laisse ses derniers rires
en guise de tout adieu.
Tout en semblant sourire,
un souffle quasi joyeux
de son corps s’est enfui,
nous laissant atterrés.
Elle est partie si loin
sans vraiment prévenir,
comme un soleil couché
avant une nuit bien noire.
Elle est allée soudain,
sans pouvoir revenir,
tout en Dieu se cacher
de nos yeux à jamais.
Mais sa vie sans détour
résiste à la marée,
où nous étions échoués,
elle nous confie son âme.
Puisse l'amour que tu lui portais et dont elle t'avait, la première, montré le chemin, n'avoir été que l'avant goût de l'Amour qu'elle éprouve maintenant dans les bras de l’Éternité.

Une jeune fille de 83 printemps ! Assise là sur les briques du chantier dirigé par son fils.

Le message de notre Chargé du Pôle Humanitaire Madagascar : nous remercions toute la famille, les amis, les associations diverses et nous en oublions encore ; qui sont venus nombreux honorer notre mère tant en France où a eu lieu l'enterrement qu'à Madagascar. Merci pour tous ces témoignages d'amour à son égard qui nous ont profondément touchés. Merci aussi aux pompes funèbres de Montrichard qui ont tout organisé dans une grande dignité voire mettre en place, de leur propre initiative, des pétales de roses à la disposition de toutes et de tous pour pouvoir les verser sur maman. Les fleurs étaient innombrables, elles qui les aimaient tant. A celle qui demeurera à jamais à côté de nous, dans une référence constante à ce bonheur d'enfance qui nous a construit à jamais jusque dans mes élans missionnaires. Avec tout notre amour !